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MME PONZ THERESE

MME PONZ THERESE PROPRIETAIRE DU CHÂTEAU BERTHENON, SON VIGNOBLE EST TOUCHE A 80 % ( dans le bourru ), MAIS COMME SI CETTE ÉPREUVE NE SUFFISAIT PAS LE BÂTIMENT FAMILIAL QUI DATE DU 18 SIÈCLE LUI AUSSI DEVRAIT SUBIR LES PELLETEUSES.

VOUS POUVEZ JOINDRE MME PONZ AN : 05.57.42.52.24

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M. JOEL LAPEYRERE

POUR LUI LE TRACER PASSE SUR 3 HECTARES DE VIGNES SUR UNE PROPRIETE DE 9 HECTARES, MAIS AUSSI SUR UN BIEN FAMILIAL A BERSON. LE MORAL EST AU PLUS BAS ET CE SONT DES DIZAINES DE VIGNOBLES QUI ATTENDENT LA SENTENCE.

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LE GRAND CONTOURNEMENT

Saint Savin : Non au Contournement sur le secteur Communiqué de presse du 10 juin 2006 , catégorie : Société

La réunion de travail, ayant pour objectif d’approfondir les éléments du projet du grand contournement, a mobilisé une grande concentration d’élus du canton et du département limitrophe. Rejoints par une population inquiète, beaucoup ont pris la parole pour exprimer leurs contestations contre le fuseau proposé qui menace les habitats et l’aspect de l’environnement.

« Après une période d’informations nous passons maintenant au stade des approfondissements et des échanges avec les différents responsables. Cela va se dérouler sur un nombre impressionnant de réunions organisées les jours prochains. Le but est de livrer, expliciter l’ensemble des éléments d’argumentations que nous avons rassemblé » a indiqué, en préambule, Yves Massenet le Directeur Régional de l’Équipement Aquitaine.

Avant de laisser la parole à Olivier Gouet, chargé de commenter la présentation d’un thématique, Alain Renard, le président de la CdC a tenu à préciser que « nous n’en sommes pas encore à une salle qui est en séance de travail. Nous avons exprimé le fait que les délais de réflexion qui étaient assortis semblaient peu compatibles avec une réelle concertation. Nous ne voulons pas jouer avec des règles de jeux qui sont piégées ».

Carte à l’appui, Olivier Gouet, a donc rendu compte de l’analyse des documents présentés contenant l’ensemble des fuseaux qui traitent des enjeux des bâtis, du milieu agricole et viticole, du milieu naturel et paysager du territoire, et qui laissent apparaître une menace pour un certain nombre d’habitats. A ce stade de la réunion les observations et les réflexions fusent. Entre autres : « si à l’origine ont nous avaient présenté ce projet je crois que les élus auraient débattus d’une façon différente » déclare Jean Chiron, le maire de St-Mariens. « Quand on voit ses années de labeur saccagées ça fait très mal » renchérit Jean Claude Récappé le maire de la commune. « Il faut purement et simplement retirer le projet » s’insurge Pierre Roques, le 1er élu de St-Yzan qui opte pour le développement du ferroutage. « Ces études sont intéressantes, elles montrent qu’il n’est pas possible que le contournement passe dans le secteur » souligne Daniel Longo qui propose plutôt de travailler sur le développement des transports en commun, la voie ferrée, le fleuve. A ce sujet, Yves Massenet intervient pour informer que sur le principe des différents modes de transport le débat n’était pas conclu, et qu’il faisait l’objet de projets de développement. « Malgré cela nous craignons que le trafic auto routier continue à croître » précise le directeur Régional de l’Equipement.

Des retombées d’accessibilité au développement sur le secteur

Dans l’hypothèse d’un passage sur les vignes, par secteur, il est estimé que 5 hectares au km serait détruit. « Ce qui compte c’est de voir les effets sur les exploitations. Nous avons étudié cela avec la Chambre d’Agriculture. C’est un élément particulièrement délicat. Il n’est pas pris à la légère. Les quantités ne sont pas les seuls critères pour juger de la difficulté d’un impact sur le monde viticole. Nous en sommes convaincus » explique Yves Massenet. Il poursuit : « l’objectif du contournement est de capter le transit Nord/Sud qui est issu de la RN 10 et de l’Autoroute A 10 de manière à le séparer du trafic urbain de l’agglomération Bordelaise ».

Alain Videau le maire de Cavignac, qui avoue ne pas encore avoir pris de position vis à vis du grand contournement, a suggéré de voir du côté de l’Autoroute A 89 s’il n’y aurait pas des possibilités d’y établir un fuseau. A cela Yves Massenet répond : « cette question d’un barreau vers cette Autoroute fait l’objet d’interpellation, de prise de position depuis que l’on parle d’elle. Le Libournais s’est exprimé sur cette question en revendiquant la réalisation d’un barreau entre le Cubzacais et le Libournais.

Cela représente une part de trafic très modeste car la liaison Est-Ouest est aménagée ailleurs plus au Nord. Seul le trafic proche de l’Autoroute et du Sud Charentais serait intéressé par une telle liaison ».

Il poursuit : « des forces importantes étaient en faveur d’un passage par l’ouest car il offre au moins l’avantage de procurer des retombées plus importantes sur le secteur local qu’un passage par l’est. Les retombées c’est l’accessibilité au grand secteur du développement. Elles figurent aussi dans le secteur de la Haute-Gironde sur lequel il est clairement apparu qu‘un distributeur, par l‘intermédiaire de la N 137, offrait l‘avantage de démultiplier un système de distribution par l‘Autoroute A 10».

Toutes ces précisions ne suffisent pas à apaiser les craintes de l’assemblée, qui continue à exprimer son désarroi face à un territoire déjà touché par de nombreuses nuisances. Michèle Cadusseau prenant la parole a fait remarquer que sa « petite » commune était concernée par presque tous les fuseaux.

Elle fait part de sa vive inquiétude par rapport à la bande des 1000 m située à proximité de la première coopérative de France, et au trouble causé aux habitants par l‘annonce du passage de l’éventuel contournement. Alain Renard a souligné : « aujourd’hui on a le sentiment d’être sur un système floué parce qu’un certain nombres de décisions fondamentales n’ont pas avancé dans les pratiques. On ne peut qu’être dubitatif devant un rapport présenté dans ce contexte. Allons jusqu’au bout de la réflexion et ne considérons pas que le grand contournement par l’ouest est à l’heure actuelle une chose acquise ».

Le préfet est prêt à étudier une nouvelle proposition de tracé

En conclusion le sous préfet Michel Créchet a mis en avant que sur le secteur de la Haute-Gironde l’impact du projet, dans tous ses hypothèses, était plus fort que sur d’autres zones. « C’est quelque chose qui devra être remonté aux autorités qui ont à prendre une décision. Sur ce point la décision de faire un grand contournement ou de faire tel ou tel tracé n’est pas prise.

C’est la raison pour laquelle sont organisées des réunions de ce type. Cinq tracés concernent la Haute-Gironde. Aucun des cinq n’est décidé comme étant celui définitif, si jamais il doit y en avoir un. De plus M. Le préfet est prêt à étudier toute nouvelle proposition de tracé pour le grand contournement, s’il doit avoir lieu. Je ferai le maximum pour qu’au sein de la Haute-Gironde on puisse mener le plus loin possible la concertation avec les élus, les représentants des différentes professions et la population.

C’est pour cette raison que nous avons immédiatement répondu à l’invitation d’Alain Renard pour tenir cette réunion aujourd’hui ». Des propos qui, si l’on en juge, laissent à penser que les dés ne sont pas encore jetés.

Directeur Régional de l’Equipement Aquitain : Yves Massenet.

Chef de projet : Jean Michel Boutin. Olivier Gouet du Centre d’Etudes techniques de d’Équipement.

Michel Lephilipponnat

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ST-GIRONS D’AIGUEVIVES. L’UNION FAIT LA FORCE

Un collectif permettra d’œuvrer activement contre le projet du Grand Contournement. Et ceci quel que soit le tracé proposé. __

L’avis d’une réunion publique a reçu un écho favorable puisque ce sont 300 personnes, environ, qui se sont déplacées pour y assister. Parmi elles, Yves Meynard, le maire de la commune ainsi que des représentants de différents collectifs et d’association dont celle de Défense des Sites des Habitants des Hauts de Gironde notamment. Tous étaient venus apporter leur soutien aux habitants de cette commune concernée par le dernier tracé présenté par le Directeur Régional de l’Équipement. « Il est nécessaire que vous soyez solidaires » a indiqué le 1er élu. Et c’est là l’un des intérêts d’un collectif avec, à disposition, un maximum de personnes en possession des coordonnés de chacun pour faire circuler les informations et pour pouvoir intervenir rapidement « en cas de besoin ». C’est ce qu’a précisé Jean Sota de St-Savin en faisant référence au fait que bien souvent les réunions avec M. le Préfet ou autre n’étaient annoncées qu’une demi-journée avant, voire quelques heures. Il poursuit : « actuellement être contre ce contournement, c’est-à-dire celui qui vous touche ne suffit pas. L’envoyer chez le voisin ce n’est pas très sympa. Je pense qu’il faut être contre tout contournement ». Rapidement, Bernard Belair, le président de l’ADSHHG a relaté l’historique de ce projet jusqu’à ce jour où l’Etat a décidé qu’il se ferait par l’Ouest. Il informe : « les services de l’équipement ont planché. Ils ont sorti la carte que vous connaissez tous avec les 5 tracés. Le Directeur Régional de l’Equipement avec l’aide du Préfet a décidé de n’en retenir que 2. L’un au Nord, il nous concerne, l’autre au Sud. Nous avons lancé une pétition pour savoir si un contournement était nécessaire. En Haute-Gironde nous avons eu 15 mil signatures, pratiquement autant dans le Médoc. M. le Préfet ne tient pas compte de ces 30 mil personnes qui y sont opposées ». Bernard Belair ajoute : « il faut savoir que fin août ou début septembre les projets seront sur la table du ministre. Celui ci va définir un tracé à la fin de 2007/08 et après l’enquête publique, il y aura oui ou non un contournement ». Tous ensemble pour se battre contre tout contournement Il apparaît donc que ce projet n’a pas fini de faire parler de lui. Et chacun des représentants recommande de ne surtout pas baisser les bras pour ne pas laisser l’occasion disent-ils « aux décideurs d’avancer doucement mais sûrement ». « Il faut qu’on soit tous ensemble réunis pour se battre. Ca ne va pas être simple » affirme Patricia Banâtre inscrite à l’ADSHHG. On sait que le but du contournement est de désenclaver Bordeaux en sortant les camions de la Rocade. « C’est sûr il faut le faire » indique le président en informant ensuite que le procédé n’aura pas les avantages escomptés. « Ce n’est pas moi qui le dit c’est M. Massenet le Directeur Régional de l’Equipement » précise Bernard Belair. La première raison évoquée c’est que les camions, 6 mil à ce jour dont 17 % d’entre eux roulent à vide, ne sortent pas à l’Ouest de Bordeaux mais à l’Est, la deuxième c’est qu’aucun transporteur ne prendra un contournement payant. « On le voit déjà » argumente le président qui cite en exemple les routiers qui circulent en direction de Paris - Hendaye et qui sortent à Poitiers pour emprunter la N10. Quant à la A 89 poursuit-il « il n’y a pratiquement personne ». Entre autres propositions, le développement des moyens de transports alternatifs comme le ferroutage, le merroutage, l’utilisation des canots, peut nombreux chez nous, présentés au cours de la réunion a retenu l’attention de l’assemblée. La seule société de transport rail-route Française ne représente que 7% du transfert des marchandises. La première est une compagnie allemande. Elle représente 43 % des livraisons. Une augmentation importante du trafic des camions est prévue dans les 12 ans à venir. A ce propos il y a un projet européen qui s’appelle Marco Paulo, et l’Europe préconise justement « de mettre les camions sur les rails » indique Jean Sota. Une manifestation aura lieu le 16 septembre à Bordeaux Dans la salle, chacun a de bonnes raisons de s’opposer au projet du Grand Contournement. « C’est paradoxale » s’insurge M. Boyer secrétaire de la 11 ème circonscription de CPN, « d’un côté on nous donne des cours pour faire attention au niveau de l’énergie, d’un autre côté on va mettre un ruban autoroutier qui va polluer. Il faut arrêter ». La réalisation du projet occasionnerait des travaux étalés sur 5 ou 6 ans. D’après une estimation 400 mil tonnes de granulats seraient nécessaires pour le pont et 2 millions de tonnes pour l’ensemble. La question est de savoir d’où proviendrait cette substance sachant que la Gironde n’est pas en mesure de la fournir. L’extraction de ce granulat, sous peine d’entamer la nappe créatique, a été stoppé grâce à l’intervention d’une association. La modification du climat remarquée, avec notamment beaucoup plus de gelées depuis la construction de l’autoroute Bordeaux-Toulouse, a également été évoquée. «  Il faut passer aux actions pour lutter contre le contournement, distribuer des tracts, et être partout » recommande Jean-Claude Mandin de St-Mariens. Le collectif Haute-Gironde, quant à lui, a décidé d’envoyer les pétitions au ministre des transports et de lui demander une audience. Pour montrer qu’un combat est mené, Jean Philippe et Camille Bellot feront la traversée de la Gironde à la nage. Ils partiront de Fort Médoc vers 14 h 30 pour arriver à Blaye vers…En outre un pique nique est organisé le 27 août au Moulin de Lansac, et une grande manifestation aura lieu le 16 septembre à Bordeaux.

Michel Lephilipponnat