LE MAL DE DOS ( Le mal du siècle ) document DOCTISSIMO Reportage David Bême
Par BLOG PERSONNEL, mardi 21 novembre 2006 à 10:13 :: Bordeaux :: #263 :: rss
Résistant aux médicaments, votre mal de dos réapparaît sans cesse et vous gâche la vie. Mais plutôt que de rester un spectateur passif, pourquoi ne pas faire face à votre douleur ? C'est ce que propose une équipe américaine avec un programme d'auto-prise en charge dont les bénéfices perdurent au-delà d'un an.
Photo Garo/Phanie
On estime que plus de 80 % des Français souffriront d'un mal de dos au cours de leur vie. Plus un symptôme qu'une maladie, il représente néanmoins la première cause de consultation des centres anti-douleur. Aux Etats-Unis, le mal de dos est la seconde cause de douleur après les maux de tête, selon une étude de l'Institut américain de santé (National Institute of Health). L'ampleur des lombalgies en fait aujourd'hui un véritable problème de santé publique.
Gare au cercle vicieux !
La lombalgie plus communément appelée "mal de dos" peut entraîner une raideur ou limiter la mobilité de cette région. Si la durée des symptômes n'excède pas trois mois, on parle de lombalgie aiguë, dans le cas contraire on parle de lombalgie chronique. Le lumbago est la cause la plus fréquente de lombalgie aiguë. Survenant à la suite d'un effort (sport, port de lourdes charges…), la douleur brutale traduit une détérioration débutante du disque intervertébral. La guérison est généralement rapide et dure moins d'une semaine.
Outre la gêne physique, la récidive de ces crises peut tout de même avoir un impact psychologique non négligeable. Les douleurs et l'handicap peuvent atteindre le moral des victimes. Les répercussions mentales peuvent rendre moins supportable un symptôme au départ banal. Si le mal de dos n'est pas une maladie psychosomatique, il n'en demeure pas moins que la prise en charge psychologique augmente les chances de guérison.
Pour mettre fin au cercle vicieux "douleur-déprime", l'équipe américaine du Docteur Teresa Damush a conduit une expérience originale permettant au patient de vivre en meilleure harmonie avec son dos. Pour mettre fin au cercle vicieux "douleur-déprime", l'équipe américaine du Docteur Teresa Damush a conduit une expérience originale permettant au patient de vivre en meilleure harmonie avec son dos.
Devenir un acteur de sa prise en charge
Les chercheurs américains ont mis au point un programme d'auto-prise en charge de la lombalgie. Au total, les chercheurs ont enrôlé 211 patients ayant consulté dans un centre médical ou aux urgences de l'hôpital universitaire des quartiers défavorisés d'Indianapolis. Les patients ont été divisés en deux groupes : l'un des groupes continuant de voir son médecin pour le traitement de la douleur, les autres suivant l'auto-prise en charge. Au programme, trois classes hebdomadaires en groupe restreint dans les centres de santé voisins avec des exercices de renforcement du dos ainsi que des conseils d'hygiène de vie "classiques" (reprise d'une activité sportive, attitudes de travail, etc.). Dispensés en fonction des activités quotidiennes de chacun des patients, ces exercices étaient en partie repris dans une brochure. Des rappels téléphoniques ont assuré un suivi et un soutien aux patients. Par ailleurs, tous ont été engagés à communiquer régulièrement avec leur médecin plutôt que d'être un acteur passif du contrôle de sa propre douleur. Plus original, le programme visait également à redonner confiance aux patients, en leur apprenant notamment des techniques "anti-idées noires" (déprime, frustration, etc.).
Des bénéfices qui DURENT
Les informations recueillies lors des entretiens téléphoniques ont montré que les bénéficiaires du programme ont une incapacité moins importante ainsi qu'un meilleur moral. Craignant moins la résurgence d'épisodes douloureux, ils sont plus nombreux à reprendre une activité physique. Ces résultats ont été évalués à 4 et 12 mois grâce à des questionnaires standardisés d'évaluation du handicap, de la sévérité de la lombalgie et de la qualité de vie. "Avec un meilleur mental et une meilleure condition physique, les patients peuvent plus rapidement retrouver leurs activités professionnelles ou familiales" conclut le Dr Damush. En France, des structures appelées écoles du dos sont apparues dans les années 1970. Elles permettent aux malades souffrant de lombalgies chroniques de mieux connaître leur dos, ainsi que les moyens de le protéger. Si vous ne souffrez pas de lombalgies chroniques (douleur durant plus de trois mois) ou si l'idée de revenir à l'école vous donne des boutons, vous pouvez vous reporter à nos conseils d'hygiène de vie ainsi que nos exercices pour un dos en pleine forme. Découvrez dans notre dossier, les conseils essentiels pour ménager votre dos.
David Bême
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Quand la fatalité a bon dos
Trop souvent dès l’enfance, votre dos est l’objet de mauvais traitements. Au poids excessif des cartables succède un style de vie trop sédentaire. Comment le ménager ? Respecter quelques conseils de bon sens reste le meilleur moyen pour éviter que votre dos ne vous lâche.
Le port répété de charges, les efforts multipliés de soulèvement augmentent le risque de survenue des lombalgies.
Adopter les bons gestes et les bonnes postures
Les métiers, dits “ manuels ”, qui demandent, pour certains, des efforts constants (métiers du bâtiment, magasinier, etc.), favorisent l’apparition de lombalgies. Il importe donc de prévenir ces risques en éduquant son corps, dès le plus jeune âge, à adopter les bons gestes, et en pratiquant un sport pour maintenir sa bonne santé. Il faut savoir s’abstraire de toute notion de compétition, y compris avec soi-même, ce qui est très difficile. Certaines études suggèrent que les sports de compétition peuvent être générateurs de lombalgies, notamment chez les enfants peu entraînés. A l’opposé, la sédentarité pourrait être un facteur associé d’apparition de douleurs. Enfin, il importe de veiller aux sièges mal adaptés et aux cartables trop lourds qui peuvent entraîner des douleurs posturales. Parallèlement aux facteurs proprement rachidiens, d’autres facteurs nécessitent également d’être pris en compte : facteurs psychosociaux, familiaux, difficultés scolaires, ainsi que l’existence de lombalgies familiales
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10 conseils pour ne plus être en froid avec votre dos
Quelques conseils de bon sens suffisent parfois à éviter de longues heures de douleurs dorsales. Voici les principaux. 1- Pratiquer un sport sans excès ; 2 - Etirer votre dos au réveil ; 3 - Pratiquer la respiration abdominale ; 4 - Plier les jambes pour ramasser un objet ; 5 - Eviter de porter des charges lourdes ; 6 - Penser à corriger votre position assise : on a souvent tendance à cambrer le dos sous prétexte de le tenir droit. En fait, on ne le tient pas droit, on le tient cambré. La bonne position du dos assis est la position naturelle ; 7 - Si vous êtes conducteur, prenez bien garde à ne pas être trop éloigné du volant : les coudes doivent être naturellement fléchis ; 8 - Le dossier de votre voiture doit être le plus vertical possible et, surtout, le siège doit être très ferme ; 9 - Sachez adopter une bonne position debout : le bassin doit être légèrement basculé en arrière. Il doit cependant rester libre et souple. Les épaules sont également libres, en bas et en arrière. La poitrine est légèrement bombée. Les seins sont sortis ; 10 - En position couchée, si vous avez l’habitude de dormir sur le ventre, soyez sûr que votre matelas est très ferme et n’utilisez surtout pas d’oreiller. Si vous tenez à l’oreiller, mettez-le sous votre ventre. Si, comme la plupart des gens, vous dormez sur le dos ou sur le côté, votre matelas doit être semi-ferme. La position couché en chien de fusil est satisfaisante si vous ne cambrez pas trop la région lombaire. L’oreiller n’est pas néfaste à condition qu’il ne soit pas trop volumineux et qu’il soit bien ferme.
Carole Clément
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