UN CINÉMA AU JARDIN PUBLIC QUI COULE DE SOURCE
Par BLOG PERSONNEL, jeudi 22 février 2007 à 14:18 :: Blaye et ses Cantons :: #366 :: rss
C’est dans la salle de réunion de la mairie que s’est déroulé la réunion publique du conseil de quartier du centre ville concernant la salle des fêtes et le cinéma. Un débat animé au sujet l’emplacement de cet équipement.

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Beaucoup de questions ont déjà été évoquées ces dernières semaines au sujet du projet de construction de la salle multifonctions. Ce vendredi 2 février M. le Député Maire, Bernard Madrelle, ouvre les débats mais aussi les hostilités de certains habitants qui s’expriment fermement dans la salle. C’est un équipement dont, non seulement la ville a besoin, mais la région aussi explique celui ci. Il précise : « Cet équipement était attendu depuis de longues années. Nous avons appréhendé toutes les possibilités en termes budgétaires ». Il est apparu qu’un tel investissement était insupportable ( quatre millions d’euros environ ) pour le budget communal. C’est pourquoi nous avons envisagé avec le département un syndicat mixte d’aménagement lequel financera à 80 % le coût du financement de la salle multifonctions. Le reste étant pris en charge par la commune » Gérard Garaudy, l’adjoint à l’Urbanisme, prend la parole et à l’aide d’une projection diaporama explique les biens fondés de la construction d‘un tel bâtiment. Dans la première question: La citadelle a t-elle besoin d’un équipement culturel ? La municipalité actuelle a clairement affiché sa volonté de répondre à cette attente exprimée par une grande majorité de Blayais souligne celui ci.
Il faut apporter un dynamique en centre ville:

De quoi a t-on besoin poursuit Gérard Garaudy ? « Nous avons besoin d’un équipement culturel qui permette d’abriter 2 salles de cinéma, d’accueillir des spectacles sur scène (musique, théâtre, concert, danse… ), le traditionnel repas de fin d’année de nos anciens, des colloques, congrès, séminaires. Donc cet édifice doit être intégré au plus prés des activités commerciales existantes » A partir de cet instant, il sera difficile d’entendre la conversation tellement les opposants seront agités et mécontents des propos développés. L’emplacement étant jugé inopportun et de mauvais goût. Un intervenant souligne qu’une source passerait juste à cet endroit ce qui ferait courir, à long terme, un risque à toute construction. Certains s’indignent du fait que des arbres seront abattus ou signalent qu’il serait possible d’implanter le bâtiment à d’autres endroits dans Blaye ou en petite périphérie La question des nuisances sonores la nuit fut aussi évoquée ainsi que d’éventuels dégradations du jardin.
Un jardin public surtout celui de Blaye est un lieu de mémoire :

Ou placer la structure reprend le maire pour répondre à Thierry Bisch le Président de l’Association « les Amis du jardin public » qui, dans une grande courtoisie fit part du mécontentement des membres de l’Association et des pétitionnaires (750 signatures environ ont été récoltées). Il indique : « Nous reconnaissons tous, les membres de l’association, les pétitionnaires, de la nécessité d’une salle multifonctions. Vous nous avez expliqué l’aspect technique des choses. Je donne un autre point de vue, dirons nous plus sensible. Un jardin public surtout celui de Blaye est un lieu de mémoire, j’ai vu mon enfant courir dedans. C’est un lieu commun, un bien qui appartient à tous. La mairie aurait dû demander l’avis de chacun d’eux, soit par référendum où par courrier individuel. Avec un tel bâtiment ayant un emprise de deux mille mètres carré au sol, sur un endroit comme ça, le jardin sera dévasté. Vous nous donnez des arguments que j’entends très bien, mais je pense qu’il peut exister d’autres solutions. Soyons démocrates, rediscutons »
A l’origine le jardin était une friche industrielle :

Bernard Madrelle révolté réplique : « Dire que le jardin auquel nous avons apporté des améliorations sera détruit est une contre vérité. Je ne peux pas entendre ça. Il n’est pas question de le détruire n’y de couper des arbres Pour l’historique rappelons qu’à l’origine le jardin était une friche industrielle. C’est le sénateur maire de Blaye Georges Milh qu’il l’a transformé. Les municipalités suivantes y ont apporté des améliorations au fil des années souligne Edouard Milh le descendant de Georges Milh. Quel est le résultat du travail effectué par l’équipe municipale à ce jour reprend Gérard Garaudy. Quels ont été les lieux envisagés. Il explique : « après évaluation les zones périphériques ont été exclues. En effet il n’est pas question d’abandonner le centre ancien, le classement probable à l’UNESCO est déjà un geste fort quant au développement des activités commerciales en centre ville ( + de 30 % de visiteurs en prévision) De plus le CNC impose les créations des salles de cinéma en ville ». Les lieux envisagés ont été la citadelle, les glacis, l’esplanade du ponton, l’esplanade du domaine public fluvial. Au delà des problèmes de surfaces, des impossibilités du fait des terrains classés monument historique la citadelle, les glacis, l’esplanade du ponton et l’esplanade fluvial ne répondent pas à une donnée essentielle qui est la cohérence urbaine.
Il aura une enquête publique, chacun pourra venir s’exprimer :

Le jardin semble donc être l’endroit propice qui a retenu l’attention de la municipalité pour plusieurs raisons évoquées par Gérard Garaudy : « seul le positionnement le long de l’allée Émile Gireau assure une cohérence urbaine, il dynamise cette entrée de ville redonne de l’intérêt aux commerces de bouches de la place du château du rat, de la rue st Simon et même de la rue neuve via la rue abbé Bellemer. De plus ce projet s’inscrit dans la logique d’aménagement paysager des espaces. Il constitue un complément essentiel des ensembles/ Fort Paté estuaire esplanade et citadelle » Bernard Madrelle a tenu à préciser que le plan qui a circulé n’est pas contractuel. « Il n’a rien à voir avec l’implantation. A ce jour l’architecture n’est pas encore retenu »
précise t-il. Ajoutant : « il y aura une enquête publique. Chacun pourra venir s’exprimer. Ce sera fait dans le respect des règlements et des législations en rigueur. Thierry Bisch le Président de l’association sollicite fermement et demande à voir dans les prochaines réunions « l’étude d’impact » Une réunion qui bien qu’un peu bruyante, n’en resta pas moins digne. L’association n’a pas dit son dernier mot, et les riverains maintiendront leurs efforts pour que ce projet ne viennent pas défigurer ce qu’ils considèrent comme leur patrimoine commun.
Michel Lephilipponnat
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