St-Caprais. Encore un pari de gagné pour le président et M. le maire
Par BLOG PERSONNEL, mardi 27 mars 2007 à 08:48 :: Blaye et ses Cantons :: #398 :: rss
Cette douzième édition ne fera démentir personne. Les fidèles sont revenus à la charge, en groupe, pour déguster le menu du jour et la salle des fêtes affichait complet à 11 h 30.
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Malgré une pluie fine venue un tant soit peu perturber ce début de dimanche la foule s’est pressée autour de Philippe Plisson. Dans son patois Saintongeais, le maire nous a fait partager avec lui la découpe du goret effectuée par une dizaine de spécialistes bénévoles qui l’ont, « le temps de le dire », ébouillanté et dépecé. Dorénavant, dans quelques jours, la bête fera frémir les papilles des gourmets.

Comme de coutume Philippe Plisson a offert la partie intime du défunt cochon à une spectatrice qui, heureuse, a brandi son trophée face à un public amusé. St-Caprais, l’espace d’une journée, nous reconduit à l’époque où tuer le cochon dans les fermes était tout un symbole de convivialité. Les paysans se rassemblaient pour festoyer et s’amuser, c’est bien ce que les organisateurs de la Goraille ont voulu recréer avec la participation de la Pibole Saintongeaise. Costumée et chaussée de gros sabots tintant le sol, la troupe a dansé au rythme des accordéons et des violons de l’orchestre. Une trentaine d’artisans, en tout genre, ont démontré qu’en Haute-Gironde l’imagination et le savoir faire est une des lois des créateurs. Conçus par Gina et François Hermann des pieds de vigne sont devenus des porte bouteilles et des rangements à verre, le socle étant utilisé comme plateau à fromages. Tout est en parfaite harmonie, dans un style purement viticole.

Une superbe soupe de boudin au pain d’4 livres :
Artisans décorateur que ce soit dans le bois, dans la broderie ou dans la terre cuite, tous furent visités par un nombreux public. Madame Bussard l’artiste peintre régionale très connue en Gironde, a fait étal de ses magnifiques tableaux. Une partie de ses peintures est consacrée aux animaux dont un magnifique Lion. Il fallait compter sur les produits de bouche : fromages, charcuteries et pâtisseries tous confessionnés artisanalement. Précédé d’un apéritif, le repas a débuté avec une superbe soupe de boudin au pain d’4 livres. Ensuite Philippe Plisson a invité l’ensemble des convives à faire « Godale » ou « Chabrol » en Périgourdin. Il s’agit de mélanger un peu de vin avec le fond de la soupe, et de boire le tout avec son assiette (Il est préférable d’avoir l’esprit bien en place pour éviter tout débordement sur la robe de madame). Cette soupe fut suivie de charcuteries d’une sauce de pire, succulente mais très riche, de coûtes de gorêts et Monghettes piates à la couanne, fromage et pâtisserie faite maison. Du côté euphorie, le concours du cri du cochon tenait largement sa place avec 30 minutes de fou rire. Le jury eu du mal à départager la meilleure imitation (les concurrents avaient dû s’entraîner auparavant)

Comme chaque année Bernard Madrelle est venu féliciter les artisans en compagnie de plusieurs élus des communes environnantes. Le maire de Blaye n’ayant pas hésité à acheter des produits régionaux est reparti les mains pleines. Pour clôturer cette magnifique journée nous avons retenu cette phrase en patois : « Si après tout thieu j’son pas beunaises, à moi la pour » ? .
Michel Lephilipponnat
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