MES POEMES EN LIBRE PENSEUR
Par BLOG PERSONNEL, jeudi 29 novembre 2007 à 10:38 :: L'AUTEUR + Photos années 2007 :: #599 :: rss
Enfant, j'étais inquiet mais inconscient. Adolescent, je n'étais plus inquiet, mais j'avais peur je soupçonnais. Adulte, ma peur était devenue une angoisse, j'accusais. A 68 ans, là où les autres ont atteint la sagesse d'une longue maturité, je me découvre. Aurai-je le temps de faire découvrir aux autres mes qualités.
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HOMMAGE AUX MEDECINS SANS FRONTIERE
Comment écerire une chanson, devant des images si cruelles. Des peuples en total abandon, qui n'ont plus de formes humaines. Pourtant des hommes en blanc, médecins trés passionnés. Vont en dépit de leur vie, en affrontant les dangers. Se rendre en Ethiopie, portant soins aux réfugiés. Somaliens en agonie, par millions sont condamnés.
Comment écrire une chanson, devant des images si cruelles. Plus de visage, plus de nom, maigreur et vêtements déchirés. Pourtant des hommes en blanc, chirurgiens de qualités. Vont opérer constamment, en totale insalubrité. Menacés mais courageux, sans repos , trés fatigués. Ils iront au devant d'eux, en Bosnie pour les blessés.
Respectant le serment d'Hyppocrate, ne choisissant pas les victimes. Musulmans,Juifs et croates, seront soignés tous au même titre. Politique insaisissable, rappelant beaucoup de souvenirs. Pourtant des hommes en blanc, infirmiers, tous volontaires. Feront mieux qu'ils n'ont appris,ignorant la peur, la guerre. Parfois eux mêmes affaiblis, par la fatigue et la colère. Soignant ulcères et dissenteries.
Comment écrire une chanson, devant des images si cruelles. Une partie du monde va s'éteindre, sans que l'autre ne s'en émoit. Un peuple se meurt, je crois. A l'indifférence totale des peuples voisins.
Epaule seigneur leurs dernières souffrances, que penserons nos enfants demain. De leurs parents tout en sachant, que seule une centaine de médecins. Courent les frontères en espérant, que l'humanité et les politiciens. Demain prendront conscience, que sans leur aide ils ne pourront plus rien. Comment écrire un poème une chanson, lorsque les larmes vous coulent. Sachant que la guerre, la misère sont les fruits de l'homme lui même.
Michel Lephilipponnat
CERTAINS HOMMES SONT DES FRUITS POURRIS, QU'IL FAUDRAIT DETRUIRE AVANT QU'ILS NE DETRUISENT L' ARBRE DE LA VIE.
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BOSNIE OU LE SOUVENIRS DE LA GRANDE GUERRE
Pour ou contre l'aide militaire, titrait ce grand quotidien. Sauver la Bosnie est nécessaire, pas de militaires mais des médecins. A tout prix évitons la guerre, dira le chancelier Autrichien. Ils seront des milliers,sans bagage ni maison venu se réfigier en Croatie avec raison. Les Serbes plus guerriers, eux feront des prisons. Les Bosniaques déroutés prisonniers finiront.
Margareth Tatcher dira pourtant, évitons ces crimes nazis. Menaces et actions miltaires doivent en urgence intervenir. Plus de tolérance mais de l'aide, crie cet ancien premier Ministre. Ils seront des millions a être massacrés, sans pouvoir se défendre. Tous seront assignés, aux camps de concentration.
Pris entre deux filets, sans aucune intervention, la Bosnie disparait. Une Europe en guerre, trop risqué affirme John Major. Augmentons l'effort humanitaire, aide médicale en grand renfort. Boustros Ghalis de l'ONU, des sentiments nous n'avons que faire. Les Européens doivent faire plus, sans pour cela remuer la terre. Mais, ils ne seront plus là, pour clamer cette peur qui ronge les entrailles. Par la faim, la douleur.Ils seront des millions à partir sûrement vers d'autres horizons.
Que Dieu leur soit clément, Bush annonce la Diplomatie. Mais l'Europe semble si impuissante, la France indignée punit. Elle doit être trés prudente, car Radovan-Karadzic est décidé. Les Serbes ne seront pas les perdants, un fond de racisme s'est profilé. Ils étaient des millions d'une seule communauté, qui sans doute partiront. Sans espoir d'une Paix, s'estimant trés heureux, de pouvoir émigrer. D'être en vie avec ceux, qui seront peut-être libérés. De ces camps de la mort, qui cachent une autre triste réalité.
Michel Lephilipponnat
L'HISTOIRE DE LA BOSNIE

La guerre en Bosnie est une conséquence de la dislocation de la Yougoslavie, elle-même liée à la chute des régimes communistes en Europe de l'Est en 1989. La renaissance des idées nationalistes en Yougoslavie a fragilisé le rôle central du Parti communiste. Les arrivées au pouvoir de Slobodan Milosevic en Serbie en 1987, et de Franjo Tudjman en Croatie en 1990, accentuent la crise. En juin 1991, la Slovénie déclare son indépendance, et la Croatie en fait de même. Après un rapide conflit en Slovénie, la JNA sous le commandement serbe, appuyée par les para-milices serbes, et les serbes de Krajina en Croatie, attaquent la Croatie. Le symbole du début de cette guerre est certainement la tragedie de Vukovar.
La Bosnie ne voulant pas participer à cette guerre contre la Croatie, décide de déclarer sa souveraineté en octobre 1991. Mais la commission de Badinter précisa qu'elle ne reconnaitrait l'indépendance de la Bosnie, que si un referendum était organisé à cet effet en Bosnie .

Un referendum d'autodetermination est alors organisé le 29 février 1992. Il est boycotté par la plupart des Serbes qui constituent 32% de la population. Les Croates et les Musulmans votent, à savoir 68% de la population. Le résultat du référendum est de 99% des voix en faveur de la Bosnie indépendante. Celle-ci est en conséquence proclamée par le parlement bosnien le 5 avril 1992.
Comme il a été prévu par la commission de Badinter, suite à ce referendum, la Communauté européenne reconnait la Bosnie en tant que état independant, le 6 avril 1992. Cette reconnaissance est suivie de celle des Etats-Unis. La Bosnie adhère ainsi le 22 mai 1992 à l'Organisation des Nations unies, avec la Croatie et la Slovénie.
La République serbe de Bosnie, l'entité des Serbes dirigée par Radovan Karadzic, déclare à son tour, mais sans aucune procédure constitutionnelle, son indépendance. Cette république ne sera jamais reconnue en tant que telle par la communauté internationale. Si, suite aux accords de Dayton, il existe dans les faits une république serbe de Bosnie, aucune personnalité morale n'a été reconnue à cette dernière.

Tentatives de paix
Le 18 mars 1992, le diplomate portugais José Cutilheiro propose un projet de cantonisation de la Bosnie-Herzégovine (sur le modèle helvète des cantons). Les dirigeants croates et serbes de Bosnie-Herzégovine acceptent, contrairement à Alija Izetbegović qui refuse et préfère un pouvoir central, qu'il pourrait éventuellement occuper. C'est aussi la position de l'Union européenne.
Le 27 avril 1992, la Serbie et le Monténégro, c'est-à-dire les deux seules républiques non-sécessionistes, forment la République Fédérale de Yougoslavie, mais celle-ci n'est pas reconnue comme successeur et noyau restant de l'ancienne Yougoslavie (comme ce fut le cas pour la Russie lors de l'implosion de la CEI), en vertu des conclusions de la commission Badinter.
L'ONU tente de pacifier en vain la situation en dépêchant des Casques bleus. La Bosnie-Herzégovine connaît trois ans et demi d'une terrible guerre d'agression et d'extermination des populations bosniaques, croates et serbes. Le rejet de Radovan Karadžić du plan de paix proposé par David Owen et Cyrus Vance, accepté par les autres parties, marque la désolidarisation de Slobodan Milošević vis à vis du nationalisme serbe en Bosnie-Herzégovine.

Opérations militaires
Organisation
L'ex-Yougoslavie, et surtout la Bosnie-Herzégovine, ont alors connu plusieurs années de guerre, marquées par des épisodes particulièrement violents : crimes de guerres, massacres, viols, création de camps de concentration, déplacements forcés de populations, que cela soit du coté croate, serbe ou bosniaque. Ces crimes de guerre ont pris une tournure raciste, selon le principe de purification ethnique.
Toutefois, les déplacements de populations ont souvent été davantage un enjeu stratégique. En effet ceux-là désorganisaient notamment le camp adverse en lui imposant de prendre en charge des populations civiles supplémentaires et instauraient un climat de terreur. Dans bien des cas, cela a été suffisant pour faire fuir des populations bosniaques avant l'arrivée de troupes serbes.

Les dirigeants ont aussi fait appel à des groupes paramilitaires et des groupes du crime organisé, comme le Serbe Arkan avec ses Tigres, ou encore d'autres groupes comme les Scorpions. Les actes de violences ne sont pas le seul fait des armées, mais souvent d'actes individuels puisque que beaucoup de Yougoslaves possédaient une arme et un vieil uniforme chez eux.
Beaucoup de paysans ont cherché à se protéger ou à se faire justice eux-mêmes. À noter aussi, un phénomène non-négligable de désertion de la part des jeunes. Ainsi par exemple, 200 000 jeunes Serbes ont evité le service militaire et la guerre. Les médias et l'opinion publique mondiale ont principalement reconnu les massacres perpétrés par les Serbes, en oubliant parfois ceux, certes moins nombreux, organisés par les Croates et Musulmans, généralement en réaction à ceux commis initiallement par les Serbes.

Déroulement
En 1992, Alija Izetbegović refuse de faire de Sarajevo une "ville ouverte" et démilitarisée. Les Serbes de Bosnie, qui ont pris pour capitale Pale, à proximité de Sarajevo, entreprennent donc un long et violent siège de la ville, le plus long que l'Europe ait connu. Les premiers bombardements des forces serbes frappent la ville le 6 avril 1992, le lendemain de la déclaration d'indépendance. Sarajevo est soumise à un blocus complet. Les convois de nourriture et de médicaments sont bloqués sur les routes, l'eau et l'électricité coupés. Le siège de Sarajevo devient une guerre d'usure.
Siège de Sarajevo.
L'armée des Serbes de Bosnie est commandée par Ratko Mladic et principalement formée par les unités bosno-serbes de l'Armée fédérale yougoslave (JNA). Elle s'empare progressivement des principales villes (en dehors de Sarajevo) et des zones peuplées par des Serbes au début de la guerre et pratique une méthode dite d'épuration ethnique contre la population Bosniaque.
Les efforts de la communauté internationale pour mettre fin au conflit et protéger les populations civiles furent sans résultats, parfois même laxistes envers les Serbes jusqu'en 1995, malgré l'envoi de plus de 38 000 militaires aux couleurs de l'ONU. 167 hommes de la Forpronu furent tués et plus de 700 d'entre eux furent blessés, dont environ la moitié appartenaient à l'armée française.
En mars 1994, un accord est signé entre les dirigeants croates et musulmans de Bosnie, sous la pression de la communauté internationale, surtout celle des Etats-Unis envers le président Croate Tudjman. Opposées depuis près d'un an d'avril 1992 (notamment lors des combats durant lesquels fut détruit le pont ottoman du XVe siècle de Mostar) à mai 1993, les deux communautés forment dès lors un front commun contre les Serbes de Bosnie.

Les prises de position internationales
Articles connexes : Musulmans (nationalité), Bosniaque et Bosniens.
La Bosnie-Herzégovine attire l'attention des pays occidentaux. Certains intellectuels (comme Bernard-Henri Lévy) et hommes politiques présentent la Bosnie-Hérzegovine comme un succès du multiculturalisme, et un exemple réussi d'intégration d'une population musulmane en Europe.
À leurs yeux, soutenir la Bosnie-Herzégovine, c'est avant tout soutenir les Musulmans - Non pas les "musulmans", fidèles de l'Islam, mais les "Musulmans" (ou Bosniaques), nationalité créée par Tito en 1971 pour équilibrer les populations en Bosnie-Herzégovine. Les Musulmans deviennent en ces temps de guerre une nationalité à protéger.
Il y a toutefois des nuances à apporter à cette description. La Bosnie-Herzégovine est partagée en communautés distinctes, malgré le nombre important de mariages mixtes (5,5% de la population se déclarant "Yougoslave" selon un recensement de 1991, le taux le plus élevé en Yougoslavie). Alija Izetbegović, leader des Bosniaques et auteur de la déclaration islamiste, ne correspond pas à l'image de tolérance qu'incarnerait la Bosnie-Herzégovine.
Au cours de la guerre, il a fait appel à des fondamentalistes musulmans, en particulier des Moudjahiddin, combattants étrangers dont le but est de créer un État islamiste et de contrer les formes de nationalisme Serbes et Croates.1. Ce qui n'empêche pas Bernard-Henri Lévy de le recevoir à Paris et d'être nommé avec Bernard Kouchner docteur Honoris causa de l'université de Sarajevo.

Le dénouement
Massacre de Srebrenica.
Du 13 au 16 juillet 1995, l'armée des Serbes de Bosnie, commandée par Ratko Mladic, s'empare de Srebrenica, une enclave bosniaque encerclée depuis le début du conflit où se sont réfugiés des milliers de réfugiés. Jusqu'à cette offensive serbe, Srebrenica était sous la protection des Casques bleus. Les forces serbes commettent un massacre, éliminant tous les hommes capturés (plus de 8000 morts).
Devant l'inefficacité des Casques Bleus, les forces de l'Alliance Atlantique (OTAN) sont alors intervenues en 1995 directement contre les milices serbes de Bosnie. En août de cette même année, la Croatie reconquiert la Krajina lors d'une opération-éclair de 3 jours. Dans le même temps, les forces bosniaques et croates acculent les Serbes à la défensive et reprennent le contrôle d'importants territoires.
Les Accords de Dayton signés le 21 décembre 1995 par Izetbegovic (bosniaque), Tudjman (croate) et Milosevic (serbe), mettent fin à la guerre. La Bosnie-Herzégovine devient une confédération de deux États, la Fédération croato-bosniaque (51 % du territoire, 70 % de la population) et la République serbe de Bosnie (49 % du territoire, 25 % de la population).
Le TPIY créé durant la guerre continue encore à traquer, en premier lieu Radovan Karadzic et Ratko Mladic, juger et condamner des criminels de guerre. Cependant, le TPIY a annoncé sa fermeture en 2008.
Bilans
À la fin de la guerre, la plupart des estimations quant au nombre de victimes oscillaient entre 200 000 et 260 000 morts. Ces chiffres ont depuis été revus à la baisse.
Selon le Centre de documentation et de recherche de Sarajevo, en mars 2006, le conflit en Bosnie-Herzégovine a coûté la vie à 96 175 personnes (dont 38 645 civils), se répartissant ainsi :
Bosniaques : 63 994 (dont 32 723 civils) Serbes de Bosnie : 24 206 (dont 3 555 civils) Croates : 7 338 (dont 1 899 civils)
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