Sans-abri : 250 tentes démontées
Par BLOG PERSONNEL, jeudi 20 décembre 2007 à 20:27 :: POLITIQUE :: #633 :: rss
L'association des "Enfants de Don Quichotte" a monté 250 tentes pour les sans-abri malgré l'interdiction reçue. La police a démonté les tentes une heure plus tard. Polémique entre l'association et la ministre du Logement. Les "Enfants de Don Quichotte" ont tenté samedi d'installer un nouveau campement le long de la Seine à Paris pour relancer la mobilisation en faveur des SDF, avant d'en être délogés par les forces de l'ordre.
__

Sans-abri : 250 tentes démontées
Mis en ligne le 17/12/2007
L'association des "Enfants de Don Quichotte" a monté 250 tentes pour les sans-abri malgré l'interdiction reçue. La police a démonté les tentes une heure plus tard. Polémique entre l'association et la ministre du Logement. Les "Enfants de Don Quichotte" ont tenté samedi d'installer un nouveau campement le long de la Seine à Paris pour relancer la mobilisation en faveur des SDF, avant d'en être délogés par les forces de l'ordre.
Une réforme "populaire"
Cette action a donné lieu à une nouvelle passe d'armes entre l'association, qui accuse le gouvernement de ne pas tenir ses promesses, et la ministre du Logement, Christine Boutin, qui affirme que les objectifs ont été atteints.
Pour poursuivre la mobilisation, les "Don Quichotte" ont passé une partie de la nuit sur le parvis de Notre-Dame avec le soutien du Secours catholique et de l'association Emmaüs, notamment.
Augustin Legrand, leur chef de file, a dénoncé les "promesses non tenues" par le gouvernement, soulignant que cet hiver encore, "des milliers de personnes dorment sur les trottoirs" , en particulier à Paris. "Il y a des réformes qui sont difficiles à passer parce qu'elles ne sont pas populaires. Cette réforme-là, elle est populaire, il faut la faire", a-t-il lancé.
Près de 250 tentes rouges avaient été dressées dans la matinée de samedi aux abords de l'église Notre-Dame, avant d'être démontées par les policiers accourus en nombre moins d'une heure plus tard.
Un membre de l'association, tombé à l'eau pendant l'intervention, a été secouru par un policier de la brigade fluviale, présente sur les lieux à bord de canots pneumatiques. Denis Baupin, adjoint (Vert) au maire de Paris, a dénoncé la "violence incroyable qui a été déployée par les forces de police pour déloger ce début de campement". "A n'en pas douter, la réponse à apporter au scandale du mal logement n'est ni la matraque ni jeter des individus dans la Seine, mais d'apporter des réponses immédiates, concrètes, à tous ces gens en situation d'urgence."
La ministre du Logement, Christine Boutin, a jugé l'opération des "Don Quichotte" "inacceptable", en insistant sur la dangerosité du site, au bord de la Seine. "J'avais prévenu qu'il ne pourrait pas y avoir de tentes , a-t-elle ajouté, en réfutant les arguments sur l'insuffisance des moyens d'hébergement. Il y a de la place, il suffit d'appeler le 115 et les personnes qui sont là seront logées."
Budget 2008 en décalage
A la veille de l'anniversaire de l'installation, il y a un an, par les "Don Quichotte", de tentes au bord du canal Saint-Martin, le gouvernement avait prévenu qu'il s'opposerait à toute nouvelle opération de ce type. Passant outre, les membres de l'association ont tenté sans succès de déjouer la vigilance des forces de l'ordre en donnant un faux lieu de ralliement. Leur action est intervenue au lendemain de la signature d'un accord entre le ministère du Logement et les mal-logés qui campaient sur les trottoirs de la rue de la Banque, dans le IIe arrondissement.
Les "Don Quichotte" reprochent au gouvernement d'avoir établi un budget pour le logement et la lutte contre l'exclusion "en décalage total avec les objectifs de la loi Dalo" censée assurer, à partir de 2008, un logement décent à toutes les personnes qui en sont dépourvues.
___
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire