© AFP/Xinhua A ce bilan provisoire dans la seule province du Sichuan (sud-ouest) s'ajoutent près de 20.000 disparus

Le bilan final risque d'être beaucoup plus lourd. Rien que dans la ville de Mianyang, toujours dans le Sichuan, plus de 3600 personnes ont été tuées et au moins 18.645 autres sont ensevelies sous les décombres, selon l'agence Chine nouvelle.

Mianyang est proche du district de Wenchuan, où se trouvait l'épicentre du séisme. Dans une autre ville du Sichuan, Mianzhu, quelque 3000 personnes ont été tuées, selon un nouveau bilan officiel, et 4800 restaient ensevelies sous les gravats de bâtiments effondrés, selon l'agence officielle.



Les premiers secours sont arrivés mardi dans la zone de l'épicentre du séisme situé dans la région du Sichuan, au sud-ouest du pays. "Une équipe médicale de Chengdu", la capitale provinciale du Sichuan (sud-ouest), "accompagnée de 1.300 militaires est arrivée à Yingxiu, dans le district de Wenchuan, épicentre du séisme", a affirmé l'agence officielle. Yingxiu est à une vingtaine de kilomètres de Dujiangyan, où a été installé le centre de commandement des opérations de secours d'urgence.

Le premier ministre chinois Wen Jiabao, qui était arrivé lundi à Dujiangyan, en est parti mardi en fin de matinée pour rendre visite aux sinistrés d'une ville proche.

Les secours, "priorité absolue"

Le président chinois Hu Jintao a déclaré que les secours après le séisme meurtrier dans le sud-ouest de la Chine étaient la priorité absolue du gouvernement, a annoncé dans la nuit de lundi à mardi l'agence de presse officielle Xinhua (Chine nouvelle). Le chef de l'Etat a appelé les autorités à tous les niveaux à se concentrer sur les secours, a indiqué l'agence.

De nombreux habitants de Chendgu, la capitale de la région du Sichuan, la plus affectée par le séisme, ont passé la nuit dehors par crainte de nouvelles secousses.

Numéro vert pour les Français qui ont des proches en Chine La Maison Blanche a annoncé mardi le déblocage d'une aide initiale de 500.000 dollars pour les victimes du séisme.

Un numéro vert, 0.800.174.174, a été ouvert pour les Français cherchant des informations sur des proches résidant dans la zone du tremblement de terre.

  Elan de solidarité mondial 

A Bruxelles, la Commission européenne a dit "surveiller de près" la situation dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest), la plus touchée par le séisme de lundi, et est "prête à apporter son assistance en cas de besoin". "Les premières nouvelles venant du Sichuan sont inquiétantes", a commenté le commissaire européen à l'aide humanitaire, Louis Michel.

Le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge a écrit au président chinois Hu Jintao "pour lui apporter le soutien du mouvement olympique ainsi qu'au peuple chinois". Le CIO a également adressé un message de solidarité au président et à l'équipe du comité d'organisation des jeux Olympiques de Pékin (BOCOG) qui doivent débuter le 8 août prochain.

Le président américain George W. Bush a présenté ses condoléances aux familles des victimes de ce tremblement de terre, qualifié de "désastre" par le Premier ministre chinois Wen Jiabao et a assuré que les Etats-Unis "se tiennent prêts à aider de toutes les manières possibles".

Le Japon s'est dit prêt à envoyer aussi toute l'aide possible aux victimes. "Nous sommes prêts à envoyer des hélicoptères et des équipes de secours", a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Nobutaka Machimura.

"Nous souhaitons apporter tout le concours possible à notre voisin qui a subi de lourds dommages", a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Masahiko Komura. Tokyo a toutefois déclaré n'avoir reçu aucune demande de la Chine jusqu'à présent.

Le président russe Dmitri Medvedev a adressé ses condoléances à Hu Jintao et a offert l'aide de la Russie. "Nous sommes prêts si nécessaire à fournir notre assistance pour remédier aux conséquences de cette situation d'urgence", a-t-il écrit dans un télégramme adressé au président chinois.

Le président français Nicolas Sarkozy a également écrit à Hu Jintao pour lui exprimer sa "profonde émotion" et l'assurer du "soutien de la France" et de son "appui personnel" à la suite du violent séisme.

La chancelière allemande Angela Merkel a présenté ses condoléances au Premier ministre Wen Jiabao et lui a proposé l'aide de son pays.

Le gouvernement espagnol a fait part de sa "profonde tristesse pour les milliers de morts et sinistrés" provoqués par le séisme en Chine , en transmettant "ses condoléances et sa solidarité aux familles des victimes".

Le Canada a adressé ses condoléances et offert de l'aide si Pékin le souhaite. "Nous sommes profondément attristés par les informations selon lesquelles des milliers de personnes auraient perdu la vie et des centaines d'écoliers se trouveraient prisonniers des décombres", a déclaré le chef de la diplomatie canadienne Maxime Bernier.

La solidarité s'est aussi exprimée en Amérique latine, le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva se disant "très attristé par le désastre" provoqué par le séisme, dans un message à son homologue chinois. De même, le ministère colombien des Affaires étrangères a exprimé "sa peine et sa solidarité après ce "tremblement de terre dévastateur".

La Croix-Rouge chinoise lance un appel aux dons

La Croix-Rouge chinoise a lancé un appel aux dons mardi, au lendemain du violent séisme qui a fait des dizaines de milliers de morts, blessés et sinistrés, selon les estimations.

L'organisation a un besoin urgent de tentes, couvertures, nourriture, eau potable et médicaments, a affirmé l'agence officielle Chine Nouvelle.

Elle accepte les dons en nature comme en liquide, mais préfère ceux en argent au vu de la difficulté existant actuellement pour acheminer les marchandises dans les régions les plus affectées, a précisé l'agence.

De son côté, le ministère de la Santé a lancé un appel aux dons de sang. "Nous avons grandement besoin de sang", a souligné un porte-parole cité par Chine Nouvelle.