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Fondée en 1887 à Neuilly sur Seine par Xavier Niessen, le Souvenir Français, le gardien de la mémoire des soldats disparus, est l’une des plus anciennes associations. Sa volonté est de constituer un trait d’union entre tous les Français regroupés dans une association, autour des valeurs de la France et de la République, pour lesquelles 100.000 de ses soldats s’étaient sacrifiés en 1870-1871.

Présente dans 81 départements en 1906, elle est reconnue d‘utilité publique la même année. A partir de 1889, l’action du Souvenir Français tend à s’étendre au-dela du territoire national ; les premières actions s’exercent en Belgique (Waterloo) et aux Pescadores. Jean-Pierre Jean, imprimeur et futur député de la Moselle, crée en 1907, dans le petit village Mosellan de Vallières le premier comité du Souvenir Français.

Puis c’est au tour de l’Alsace, sous l’action de M. Spinner, de Wissembourg. Un monument y est inauguré, sur le Geisberg, le 17 octobre 1909 devant une foule de 80.000 personnes, au chant de la Marseillaise. En France, le Souvenir Français (de nombreuses associations y sont affiliées) compte 200.000 adhérents dont 100.000 adhérents directs regroupés dans 1.650 comités recouvrant la totalité du territoire national, départements et territoire d’Outre-Mer compris. Hors de France, là où elle a une action, le Souvenir Français est présent dans 63 pays.

La réalisation ou réhabilitation de 200 monuments, l’entretien de 130.000 tombes, l’organisation de 40.000 actions pédagogiques, subvention financière au mémorial de Verdun ont été les actions annuelles du Souvenir Français.

Quelques exemples de réalisations récentes en France, avec financement total ou partiel de l’association : création d’espaces pédagogiques à Rancourt, dans la somme et au Léomont, en Meurthe et Moselle, aménagement du musée de la Dernière cartouche à Bazeilles, en Ardennes, réalisation de lieux de mémoire sous forme de regroupements de tombes de soldats, constructions de mémoriaux, réhabilitation de tombes, rénovation de monuments.

Un carré militaire dans le cimetière de Cavignac?

A l’occasion de l’assemblée générale du comité José Arino (sous lieutenant de l‘aviation décédé en service en 1940, dans l‘Est) Alain Caillaud, le président du Souvenir Français de St-Savin a demandé une minute de silence en mémoire des disparus.

Dès l’ébauche du bilan moral, il a évoqué le décès du dernier poilu, Lazare Ponticelli et indiqué à ce sujet “qu’il regrettait profondément l’absence des instituteurs et des enfants lors de la cérémonie organisée en son honneur. Aujourd’hui, je déplore aussi le fait que la majorité des maires contactés ne se soient pas manifestés”.

Puis il a ajouté que dans la mesure où les horaires concordaient, il serait présent avec un drapeau (un nouveau) à chaque cérémonie patriotique, au départ à St-Savin, le chef lieu de canton puis dans une autre commune. L’implantation d’un carré militaire dans le cimetière de Cavignac, pour les soldats morts pour la France et dont les tombes sont actuellement entretenues par la commune a été suggéré par le président.

Une réflexion quant à une extension de délégués communaux, hors canton, a également été conduite. Du Congrès National, en date du 29 mars, la déléguée générale de la Gironde du Souvenir Français a rapporté que le conseil d’Etat avait approuvé les modifications des statuts de l’association et du projet de regroupement de tombes. A signaler également la nouvelle adresse du siège de l’association. Elle se situe désormais au 20 rue Eugène Flachat, à Paris. Infos : une réunion avec tous les comités du Blayais est prévue en juin, la date n’est pas encore fixée.

Excusés : Jean-Claude Récappé, maire de la commune, représenté par Joëlle Manusies, Pierre Roques, maire de St-Yzan, Janick Frappé, maire de Saugon. Présence de : Vincent Verdier, délégué d’arrondissement du Souvenir Français de Blaye, Anne Marie Gilles, déléguée générale de la Gironde, Guy Launay, président honoraire, Jean Halivèges : président de la FNACA. Bureau : président : Alain Caillaud ; secrétaire : Nicole Roquet ; trésorière : Joëlle Manusies.



Anita Lephilipponnat